Il ne faut pas parler de cellule de reclassement à Line Chanton, mais d’antenne, active pour douze mois c’est-à-dire jusqu’à fin octobre.
« Une cellule, ça fait emprisonnement, alors que notre travail c’est tout à fait l’inverse ! » Le cabinet de ressources humaines Actiforces compte neuf salariés à Blois, dont quatre qui travaillent à temps complet sur le suivi du PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) Québecor.
« Nous avons commencé par les bilans de compétences, puis les formations. Chacun est suivi individuellement par un consultant pour l’élaboration de son projet, sa recherche d’emploi et son suivi. » Un travail important qui passe aussi par un suivi administratif. Pour saisir les CV, les lettres de motivation.
« Ce qu’il y a de très intéressant avec les salariés de Québecor, c’est qu’il existe une grande solidarité entre eux. Et ils se bougent vraiment. » L’open space est quasiment toujours ouvert.
« Ils viennent là suivre les formations collectives bureautiques ou Internet. Puis, quand ils veulent travailler sur les ordinateurs. Certains préfèrent le faire chez eux, d’autres ont besoin de se retrouver, d’être dans un lieu de travail. »
La mission d’Actiforces consiste aussi à se rendre sur le terrain. Pour débusquer les postes cachés et avoir les offres d’emploi avant qu’elles ne soient rendues publiques.
« C’est très difficile d’obtenir des rendez-vous en entreprise en ce moment. Mais c’est payant. Quand on connaît leurs besoins, on peut leur proposer nos CV. On cible les entreprises d’après les souhaits des salariés. Comme ça, on est sûr des personnes que l’on propose. » Lise Chanton vient juste de placer sa 30
e salariée. La tâche sera encore lourde pour trouver une solution au 47 restants, sans oublier la vingtaine non licenciée qui profitera également du PSE durant un an.
La Nouvelle République - mars 2009