Ce matin, le Grand Monarque de Chartres accueille un nouveau petit déjeuner de la Force d'Entreprendre. Le recrutement sera au coeur du débat avec les témoignages de trois entreprises du département.
Comment attirer les talents et séduire les potentiels ? Tel sera l'objet du rendez-vous du club des décideurs d'Eure-et-Loir ce matin, au Grand Monarque de Chartres, à l'occasion des mardis de la Force d'Entreprendre. Une réunion au petit déjeuner, centrée sur le recrutement et animée par Denis BAUDUIN, consultant du cabinet Actiforces, expert sur ces questions.
Celui-ci présentera divers leviers de solutions et évoquera la problématique de l'attractivité de l'entreprise elle-même et de son territoire d'implantation. Une intervention émaillée de témoignages issus de trois entreprises euréliennes ayant des difficultés à recruter.
"On trouve les gens que l'on souhaite sauf qu'il nous faut en moyenne six mois pour recruter un technicien et douze mois pour un cadre, ce qui nécessite une forte anticipation des besoins" explique Isabelle Droszez, responsable ressources humaines de l'antenne de Cloyes-sur-le-Loir du groupe allemand Vorwerk Semco. "Pour les cadres, les difficultés sont surtout liées à la zone géographique, et pour les employés techniciens c'est un souci de compétences techniques", complète t-elle au sujet de cette usine où l'on fabrique notamment le célèbre Thermomix, et qui compte 185 employés.
"Le savoir-être plutôt que le savoir-faire"
Un propos qui sera complété par Laurence Ruellan, de Ruellan entreprises, de Francourville. "Mon mari était couvreur et nous avons créé cette entreprise le 1er janvier 1987 avec un seul jour de travail d'avance, un vieux camion pourri et une caisse à outils. En 2005, nous avons repris une petite entité à Clermond-Ferrand et en 2009, nous avons créé Toiture et Nature à trois associés, dédiée au développement durable", rappelle la dirigeante, qui explore plusieurs pistes pour le recrutement à court, moyen et long terme, avec une valorisation des métiers proposés, le recours à l'apprentissage ou encore l'intégration de salariés européens. Un ensemble d'entreprises spécialisées dans l'activité de couverture et zinguerie qui regroupe une petite trentaine de personnes et dans laquelle "on privilégie le savoir-être plutôt que le savoir-faire, en terme de recrutement".
Pierre Cousin, responsable ressources humaines des laboratoires Leo Pharma à Vernouillet, sera le troisième représentant de ces entreprises euréliennes ce matin. Le site vernolitain de ce groupe pharmaceutique danois est devenu le pôle d'excellence mondiale pour ses seringues remplies d'un anticoagulant utilisé pour éviter et guérir les phlébites et les embolies pulmonaires.
Thibaut Guillon
L'écho républicain (Eure et Loir) - Juin 2011